Plusieurs technologies émergentes modifient le modèle ancestral des assureurs. Après un premier post sur la robotique et l’intelligence artificielle, je vais m’attarder aujourd’hui sur l’Internet des objets.

La disponibilité de quantités importantes de données en temps réel, issues de capteurs intégrés, accompagnées d’analyses avancées, offre des opportunités importantes à de nombreux pans de l’économie. Ainsi, le secteur de l’assurance compte profiter du potentiel de l’Internet des objets (IoT).

Nous pourrions comparer l’IoT à un couteau suisse : il améliore l’expérience client, permet de nouveaux services et une meilleure gestion des risques, tout en contribuant à réduire les déboursements.

Sur le court terme

L’IoT comprend déjà des milliards de dispositifs connectés à travers le monde, ce qui signifie que les assureurs pourraient avoir accès, en temps réel, à de nombreux éléments sur le comportement de leurs assurés permettant ainsi de calculer la prime et la couverture de leurs contrats.

Prenons l’exemple de l’assurance vie & santé. Les primes sont calculées aujourd’hui selon des agrégats et des moyennes basés sur des situations individuelles et l’historique familial. Mais aucun de ces calculs n’est réellement personnalisé.

La technologie connectée change radicalement la donne. Parce qu’il peut enregistrer constamment les habitudes des consommateurs liées à la santé (la qualité de leur sommeil, leur régime, etc), et les partager avec les assureurs, l’IoT permet à ces derniers d’offrir des réductions personnalisées. Les assureurs peuvent aussi dans ce cadre inciter le cas échéant les clients à adopter des comportements plus vertueux.

A ce titre, un exemple parmi d’autres, Generali et John Hancock se sont associés avec l’assureur sud-africain Discovery pour inclure dans leurs contrats un système de récompenses liées à une bonne hygiène de vie.

D’ailleurs, les objets connectés commencent à être populaires. Selon le sondage publié en septembre et réalisé par Odoxa pour Microsoft et Stratégies, 43% des Français utilisent des objets connectés pour suivre leur état de santé ou leur activité physique. Mais, l’usage monte à 67% chez les 18-24 ans.

D’autres initiatives similaires se retrouvent également dans l’assurance-auto et l’habitation.

Sur le moyen terme

L’objectif de l’IoT, via une analyse fine de la masse des données collectées, est de tirer des observations concrètes et utiles, et au final de déboucher sur un service innovant et sur mesure.

Pour identifier les meilleurs usages de l’information qu’ils collectent, les assureurs doivent développer ou louer les services d’une plateforme IoT qui jouera le rôle d’un hub ou d’un consolidateur de toutes les données reçues.

Sur le long terme

L’IoT peut changer la nature fondamentale de l’assurance. S’il offre clairement des opportunités pour améliorer l’offre de produits, il ouvre également la porte à la disruption.

Les assurés s’attendent désormais à être traités de manière différenciée et pourraient devenir moins fidèles vis-à-vis des assureurs traditionnels.

Pour faire face à ces changements, les assureurs ont besoin d’adapter leur organisation pour devenir plus centrés client et agiles. Ils doivent créer de nouveaux modèles opérationnels, changer de culture d’entreprise et réévaluer les compétences dont ils ont besoin.

Enfin, les compagnies d’assurance doivent passer d’une entité autonome à une entité fonctionnant à l’intérieur d’un écosystème de partenaires.

 Dans mon prochain post, je verrai pourquoi les assureurs sont eux aussi concernés par la blockchain.

 Découvrez l’étude complète en cliquant sur  le lien suivant : https://www.accenture.com/fr-fr/insight-three-technologies-changing-financial-game

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