Le mois dernier, mes principales observations tournaient autour de l’orientation client, soulignant que la proximité avec ce dernier est au cœur de l’économie digitale et, partant, constitue le principal argument en faveur de la transformation digitale. Voilà pour les motivations. Intéressons-nous maintenant à une deuxième catégorie de conclusions, qui concernent les modalités.

Premièrement, les assureurs ne disposent pas d’une stratégie de transformation digitale globale couvrant la totalité de la chaîne de valeur. Seulement 40% des Directeurs Marketing interrogées déclarent que leur compagnie a mis en place une stratégie digitale couvrant toute la chaine de valeur, alors que nos études et missions démontrent  la nécessité d’une approche globale pour réussir une stratégie de transformation digitale et générer de la valeur.

Par ailleurs de plus en plus de groupe, en particulier les plus importants ont ou vont créer la fonction de directeur digital, parallèlement à la création de comités chargés de la gouvernance digitale : la collaboration transversale va devenir incontournable pour mener à bien la transformation digitale. Le fait qu’une majorité d’assureurs décident en parallèle de créer un centre d’excellence digitale afin de réunir les compétences digital, analytique et mobile dont ils disposent s’inscrit dans la même logique de mutualisation et de transversalité.

La création de centre de compétences est un des leviers importants de mise en œuvre d’une transformation digitale et une bonne pratique déjà largement répandue dans d’autres secteurs d’activité et on peut se réjouir de voir cette approche se développer dans le secteur assurance (pour en savoir plus sur ce sujet, lire Four capabilities insurers need on the journey to digital mastery and high performance).

En terme de rythme, l’approche en matière de transformation digitale sera le plus souvent progressive. L’approche progressive est retenue par la majorité des personnes interrogées (64%), même si les assureurs dommages sont beaucoup plus nombreux à prévoir une véritable transformation en profondeur comparé aux compagnies d’assurance vie. Quarante-huit pour cent des assureurs dommages prévoient une véritable transformation digitale, contre seulement 23% des assureurs vie.

Les freins de la transformation digitale sont largement partagés, les trois principaux, tenant une place prépondérante pour plus de 80 % des répondants : complexités liées à la gestion du changement sur les canaux physiques, contraintes des systèmes informatiques existants, agilité organisationnelle et ressources financières dédiées à la transformation insuffisantes.

La troisième et dernière catégorie de conclusions porte sur les aspects technologiques, qui occupent une place centrale : d’importants investissements technologiques seront nécessaires pour permettre aux assureurs de développer leurs capacités digitales et surtout les intégrer avec leurs systèmes de gestion et augmenter leurs capacités de gestion et analyse de données.

Seulement 13 % de notre échantillon confirment que le digital est totalement intégrée dans leur entreprise, et 48 % déclarent qu’il est « plus ou moins » intégré. Les avancées dans ce domaine devront aller de pair avec une montée en puissance des efforts en matière de transformation digitale de l’entreprise et de sa culture

Dans ma prochaine chronique, je me pencherai, pour terminer, sur certaines des mesures à mettre en œuvre.

Pour de plus amples informations sur les conclusions, vous pouvez télécharger l’étude complète.

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