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La robotisation des processus et l’IA sont parties prenantes d’une même démarche d’automatisation des processus, mais avec des niveaux d’ambition, des technologies et des applications différentes.

Leur champ d’application permet de couvrir des activités transactionnelles et peut même aller jusqu’à accélérer certains processus décisionnels :

  1. Automatisation : un programme effectuant des activités simples telles que la consolidation et/ou le reformatage de données à partir de sources multiples,
  2. Robotisation : Un utilisateur virtuel programmé pour prendre en charge des activités manuelles répétitives effectuées dans la chaîne de collecte, traitement, et accélérer la restitution des informations dans la production financière ou la gestion des risques.
  3. Intelligence Artificielle (IA) : Des techniques informatiques et algorithmiques telles que le Machine learning et le Deep learning pour répliquer des capacités cognitives de reconnaissance, interprétation, jugement à des fins de décision et d’action.

Il y a une certaine progressivité dans ces différentes technologies, et différents bénéfices associés parmi lesquels :

–     Amélioration de la qualité : élimination des erreurs humaines, traçabilité et auditabilité des activités opérées par l’outil. L’ensemble des actions opérées sont par nature documentées.

–      Augmentation de la productivité : réallocation des collaborateurs sur les activités plus complexes et à plus forte valeur ajoutée (i.e. un robot fonctionne 24h/24, 7j/7, sans interruption et effectue ses tâches à une vitesse inégalable par l’homme)

–      Retour sur investissement rapide : Les technologies robotiques et IA s’implémentent en mode ‘agile’, avec des mises en production au fil de l’eau et un minimum d’impact sur les architectures informatiques en place.

La sélection des processus à automatiser

Sur la base de grilles d’analyse et de cartographies de processus type, il est possible de déterminer rapidement le potentiel d’automatisation des tâches manuelles effectuées au sein des directions Financières et de gestion des Risques dans leur contexte spécifique.

Un processus répétitif impliquant des données disponibles au format électronique, avec une forte volumétrie, reposant sur des règles stables et ne faisant pas appel à des actions basées sur le jugement humain est donc probablement un bon candidat à la robotisation…

Compte tenu de leur nature très « normée », de nombreuses activités de production comptable, d’activités récurrentes de clôture (technique, comptabilité générale, consolidation) ou de reporting… sont ainsi candidates à la robotisation. De la même manière, de nombreux processus peuvent être également identifiés dans d’autres secteurs : Investissements, Actuariat, Risques…

Un projet de robotisation sur un périmètre permettant un retour sur investissement dans l’année peut prendre entre de 6 et 12 mois. Un déploiement à plus large échelle sur l’ensemble du périmètre des fonctions Finance et Risques ne saurait dépasser 2 à 3 ans, en fonction de la taille et de la complexité de l’organisation considérée. Dans tous les cas, le risque « d’effet tunnel » est éliminé du fait de la démarche de mise en production des processus robotisés au fil de l’eau.

Pour en savoir plus sur l’avenir de la Fonction Finance, visiter Finance 2020 : Chronique d’une mort annoncée.

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