Alors que les assureurs se concentrent sur la manière de dispenser des services à des clients connectés en permanence et de maîtriser les enjeux des « big data », ils vont devoir largement profiter de la résurgence de l’innovation matérielle pour permettre à leur compagnie d’opérer la transition digitale. Leurs DSI doivent réfléchir à la manière dont ils tireront parti des avantages de l’informatique superscalaire lorsqu’ils achètent, assemblent et utilisent leurs systèmes informatiques de nouvelle génération.

Pour commencer, les responsables technologiques côté assureurs doivent se poser la question suivante : « À quoi pourrait bien nous servir une puissance de calcul illimitée, modulable à la carte ? » Ensuite, ils doivent réfléchir à la manière dont leurs structures peuvent tirer parti de cette puissance de calcul ajustable afin de satisfaire les impératifs métiers au coût le plus bas possible.

Ils peuvent dès à présent s’inspirer des géants de l’Internet : Google, Amazon, Microsoft… qui gèrent d’ores et déjà des infrastructures de plus d’une centaine de milliers de serveurs. Étant aussi dépendantes des données que le sont les assureurs, ces compagnies ont adopté des technologies innovantes comme des processeurs à basse consommation, des espaces de stockage solides… pour construire des « centres » de données superscalaires aux coûts opérationnels réduits.

Pour faire face à cette masse de données, deux choix s’offrent aux assureurs :

  • Développer un service IT assez puissant pour gérer la masse de données en cloud externe.
  • Construire une infrastructure dédiée aux données.

Comment se décider ?

Beaucoup d’assureurs seraient susceptibles de préférer le cloud, perçu comme étant moins complexe à gérer pour le processus décisionnaire. Mais les compagnies d’assurance choisiront surtout par rapport au système dont ils ont besoin. Par exemple, en assurance vie, un agent aura besoin de services fluctuant peu pendant la journée, mais nécessitant une grande flexibilité à la fin du mois… Pour choisir, les responsables techniques devront comprendre comment le fournisseur de service sous-jacent impactera la performance des assureurs.

En fonction de ces besoins changeants, la solution la plus vraisemblable est celle d’une configuration plus sûre et plus superscalaire qu’elle n’a jamais été. Dans mes prochains billets, j’aborderai le thème des applications et la vague d’innovation qu’elles entrainent pour les assureurs.

Téléchargez l’étude « Accenture Vision Technologique 2014 : Les assureurs, acteurs de la rupture digitale »

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