Dans mes précédents posts, j’ai rappelé quelles étaient les principales normes Finance et Risques impactant les assureurs et apporté des préconisations pour adresser la pluralité des problématiques associées et bâtir ainsi des dispositifs de reporting qui répondent aux exigences réglementaires. Aujourd’hui, je souhaite souligner le bénéfice opérationnel que les assureurs peuvent tirer en améliorant leur dispositif de reporting multinormes.

Aujourd’hui, tous les assureurs doivent avoir mis en place une feuille de route pour être en capacité de produire de façon pérenne les différents reportings exigés par Solvabilité 2, désormais en vigueur depuis le 1er janvier 2016.

La mise en place d’un dispositif intégré de reportings Financier et Prudentiel exige une attention particulière :

  • Comprendre le contenu et exigences des QRT et également des autres reportings quantitatifs et narratifs ;
  • Identifier les points de difficultés associés à leur production sur l’ensemble de la chaîne et en particulier ceux sur le chemin critique ;
  • Définir un processus de clôture Solvabilité II qui s’intègre de bout en bout avec les autres contraintes de production comptable et financière :

PART 4 - Image

Savoir se repérer sur le « chemin critique » du reporting

Plusieurs facteurs poussent à adopter une approche coordonnée et globale de production des reportings :

  • L’accumulation de rapports à produire, qui doivent demeurer cohérents entre eux : au-delà de Solvabilité 2, les ENS, les états de la BCE, les évolutions à venir des normes IFRS sur les instruments financiers et sur les contrats d’assurance…
  • La pression à la réduction des délais de clôture, imposée par la réglementation et par les marchés, mais aussi pour rester dans des calendriers de communication comparables aux autres assureurs ;
  • L’accroissement des exigences en matière de qualité des données, dont la traçabilité et l’audibilité doit être assuré ;
  • La nécessité de contenir les coûts de fonctionnement dans un contexte économique incertain tout en augmentant l’efficience opérationnelle en périodes de clôture, afin que les équipes des fonctions Finance et Risque dégagent davantage de temps aux activités d’analyse et de support à la décision.

L’amélioration des dispositifs de production de reportings intégrant les problématiques des différentes normes nécessite de la part des assureurs de revisiter leur mode opératoire dans l’optique d’obtenir des gains d’efficacité et de productivité, non pas uniquement pour répondre aux besoins liés à Solvabilité 2, mais aussi se mettre en capacité de répondre sans heurt aux prochaines normes. De plus, la sécurisation et l’optimisation des clôtures Finance et Risques permet aux assureurs de soulager leurs équipes et de les libérer pour remplir d’autres missions.

Pour atteindre ces objectifs, ils doivent s’attaquer aux problématiques posées par la production des reportings en rationalisant leur production d’une manière intégrée, et en s’appuyant sur l’ensemble des dimensions Processus, Organisation, Méthodes, Systèmes, qui sont toutes impliquées in fine dans la chaîne de valeur.

En conclusion, l’accroissement des exigences de reportings et de clôtures multinormes peut représenter une source de complexités opérationnelles majeures pour les directions Finance et Risques des assureurs. Celles qui pensent en silo : métier par métier, norme par norme, clôture après clôture…. risquent d’achopper sur les difficultés. Au contraire, celles qui envisagent le reporting de façon transverse et coordonnée pourront l’utiliser comme un point d’appui vers davantage d’efficacité et d’efficience interne et tirer plus de valeur ajoutée dans le pilotage de l’entreprise.

Télécharger le rapport complet :  The Insurance Reporting Challenge: Building an Integrated Framework

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