Alors que les assureurs redoublent d’efforts pour occuper un rôle central au sein d’un écosystème offrant toute une gamme de services aux clients connectés, ils doivent commencer à réfléchir à la manière dont ils concevront l’architecture de leurs infrastructures informatiques pour qu’elles servent d’appui à des processus, services et applications métier exécutés en continu.Avec un coût d’immobilisation à la minute qui atteint des sommets vertigineux en cas de panne du centre de données — +41 % entre 2010 et 2013 d’après une étude de PonemonInstitute — , les compagnies d’assurance doivent être en mesure de poursuivre leur activité sans interruption, quoiqu’il arrive (ouragan, attaque par déni de service ou mise à niveau majeure de systèmes).

Les assureurs donnent de plus en plus de pouvoir à leurs clients, en les autorisant, grâce à la multiplication d’outils connectés, à réaliser les transactions qu’ils souhaitent où ils veulent, à opérer un suivi financier, etc. Cependant, ces derniers doivent pouvoir rester actifs à tout moment. Dans le cas contraire, les compagnies risqueraient de perdre leur crédibilité auprès de leurs clients, agents et partenaires, et de manquer les opportunités se présentant à eux.

Mais le zéro-panne n’est pas aussi facile à atteindre qu’il n’y paraît. Les assureurs doivent veiller à la sécurité et la résilience de leurs systèmes, qui deviennent de plus en plus les cibles de pirates et autres cyber-criminels. Pour cela, les compagnies doivent changer d’état d’esprit et s’inquiéter davantage de leur cyber-sécurité.

La résilience a un coût. Ceux qui parviendront à l’atteindre doivent anticiper la phase où l’intégralité de l’entreprise sera digitale, basée notamment sur le cloud. Car une entreprise digitale est plus vulnérable, et par conséquent davantage exposée aux risques de dysfonctionnements technologiques. C’est donc maintenant qu’il faut repenser l’architecture des infrastructures informatiques.

Le secteur des assurances a atteint un point d’inflexion. En l’occurrence, les acteurs de premier plan se positionneront comme les géants du numérique de demain, tandis que les compagnies d’assurance ayant pris du retard, risquent de devoir céder des parts de marché à des acteurs digitaux offensifs, qu’il s’agisse de start-up avides de réussite ou de poids lourds technologiques parfaitement implantés comme Google et Facebook.

Le choix qui se pose à la plupart des compagnies d’assurance est le suivant : se transformer en gestionnaire des risques, conseiller et comparateur au cœur d’un écosystème numérique dispensant au quotidien des services à forte valeur ajoutée aux assurés, ou courir le risque d’être relégué en périphérie comme un simple prestataire de services, interchangeable, qui pourra difficilement échapper à son destin

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