Dans mes précédents billets, je montrais que les assureurs bénéficient de belles opportunités pour répondre aux besoins de leurs clients. Malheureusement, ils ne semblent plus les considérer comme leurs meilleures options.

Quelque chose doit indubitablement changer. Bien sûr, cela est plus facile à dire qu’à faire. On observe en effet une résistance maximale dès que l’on évoque les possibilités d’évolution et de restructuration de la culture d’entreprise, nécessaires pour se recentrer sur le client. Et pour cause, ce genre de transformation est souvent risqué, couteux, inconfortable, et très impopulaire.

Des cadres moins connectés rejettent cette option, pensant que leur entreprise peut se maintenir en poursuivant sa stratégie actuelle, et continuer à obtenir de bons résultats dans les prochaines années, ou du moins jusqu’à  ce qu’ils passent à autre chose. Avec un tel état d’esprit, les entreprises risquent bien de prendre beaucoup de retard en matière d’anticipation de leur stratégie. Il semble bien que le management des compagnies d’assurance laisse à la nouvelle garde le soin de prendre en charge ce virage stratégique… ainsi que les risques qui vont avec.

On ne nie pas le besoin de mettre en place de nouvelles stratégies, services et aptitudes. La clientèle évolue, c’est un fait. Nous voyons tous les jours les entreprises essayer de se transformer pour s’adapter à cette nouvelle réalité. Pourtant les assureurs mettent du temps à opérer ces changements.

Le prévisionniste Scott Klososky traduit cet état d’esprit ainsi : « nous gagnons toujours de l’argent, tout va bien ». Il ajoute cependant : « gagner de l’argent aujourd’hui ne garantie pas d’en gagner demain », tout en s’appuyant sur une liste de marques comme Kodak et Spiegel ayant fait faillite malgré leur optimisme.

Dans mes prochains billets, j’évoquerai les différents changements que les assureurs doivent appréhender pour avoir une chance de profiter de l’immense opportunité que représentent les produits d’épargne retraite. J’espère vous retrouver au cours de ces prochaines semaines. Vous pouvez lire les deux premiers billets de la série ici.

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