Taux bas, inflation réglementaire, pressions sur la rentabilité… Face à ce contexte de marché troublé, les assureurs sont à la recherche de nouveaux chemins de croissance soutenable et maîtrisée : le cadre de Solvabilité II exige des assureurs qu’ils prennent en compte et restituent l’ensemble des expositions aux risques inhérents à leurs activités et à leurs décisions.

L’assurance a toujours été une activité fondée sur les données, et cela est plus que jamais d’actualité à la fois du fait de l’accroissement considérable des données accessibles mais aussi des nouvelles technologies disponibles pour les exploiter. Ainsi, la complexité à trouver des chemins de croissance durable nécessite d’une part, de disposer d’une compréhension très fine des clients et des marchés pour identifier de nouvelles opportunités, et de l’autre, de rendre les systèmes de pilotage plus granulaires, plus robustes mais aussi plus agiles.

Comme le montre l’étude Accenture 2015 Global Risk Management Study: Insurance Report, la fonction Risque est aujourd’hui au cœur d’enjeux très particuliers, qu’on peut schématiquement organiser autour de 3 dimensions.

  • D’abord, un enjeu d’efficacité et de maîtrise des coûts de fonctionnement.
    Par-delà l’impératif de conformité, les assureurs cherchent à bénéficier d’un maximum d’efficience opérationnelle après les lourds investissements réglementaires consentis, du fait de Solvabilité II, et aussi dans la perspective des futures réglementations qui devront être absorbées. Ici, les principales difficultés concernent la capacité à gérer le volume, la vitesse de circulation et l’hétérogénéité des données pour pouvoir en tirer le meilleur parti.
  • Ensuite, un enjeu de positionnement stratégique.
    Les Directeurs des Risques doivent être de véritables ‘business partners’ qui, en particulier dans la formulation des stratégies, sont à même d’apporter un éclairage spécifique entre le risque pris et le bénéfice attendu. Il leur est donc nécessaire de bien comprendre les phénomènes d’interaction ou de consolidation des risques inhérents à chaque activité. Ils doivent également anticiper les évolutions et intensités futures de ces risques aux choix effectués via l’exploitation des données par les outils analytiques.
  • Enfin, les directeurs des risques sont eux aussi concernés par la révolution digitale.
    Cette révolution recèle de nouvelles opportunités dans l’analyse et l’exploitation des données. Mais le digital va aussi entrainer de profondes modifications dans le paysage métier : nouveaux produits, nouveaux modes d’interaction avec les assurés, multiplication des canaux de distribution, etc. Ces évolutions sont porteuses de nouvelles opportunités de développement mais aussi de nouveaux risques à contrôler.

Ainsi, face à un environnement de plus en plus complexe et exigeant, la capacité à exploiter tout le potentiel des données disponibles pour fournir au moment opportun des informations plus fiables, plus précises et mieux adaptées aux décisions à prendre, est appelée à devenir un véritable levier de différenciation et d’optimisation de la performance économique… En faveur de ceux qui auront su tirer le meilleur parti des investissements consentis pour Solvabilité II.

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