79% des dirigeants issus du secteur de l’assurance semblent optimistes quant aux perspectives de leur entreprise.

Publiée récemment par Accenture, l’étude The Economist Intelligence Unit’s CEO Briefing 2014 for the insurance industry se base sur une enquête réalisée auprès des cadres dirigeants de 86 compagnies d’assurance réparties sur 19 pays à travers le monde. Beaucoup de données ont été collectées à cette occasion.

C’est un sentiment général d’optimisme qui se dégage de cette étude. Comme leurs pairs issus d’autres secteurs, les assureurs ont tendance à être plutôt confiants concernant l’économie mondiale de leur pays et même de leur propre domaine d’activité. En réalité, ils semblent même plus optimistes à propos de leur entreprise par rapport à l’ensemble des répondants issus d’autres secteurs, y compris de la banque : 79% contre 76% pour les banquiers.

D’où vient cet optimisme ? Il émane probablement en bonne partie des opportunités que les assureurs voient se créer du fait d’un renforcement des demandes mondiales de nouveaux produits et d’une ouverture à de nouveaux marchés. Robert Benmosche, président directeur-général d’AIG, fait allusion à une convergence possible, entre l’assurance vie et l’IARD de particulier, dans des offres intégrées, nécessitant une réflexion plus poussée. Cela permet également d’envisager une convergence entre l’assurance santé et plus largement les services autour de l’assurance santé.

Le fait que les taux d’intérêt devraient augmenter et l’impact que génère cette perspective sur l’activité contribuent aussi à cet optimisme général. De bonnes nouvelles, assurément, tant il semble que la pression des clients sur la souscription a tendance à entrainer les primes à la baisse.

Je reviendrai sur le pouvoir accru des clients, dont les compagnies d’assurance ne semblent pas forcément avoir conscience. Ils souhaitent dorénavant que leurs assureurs leur offrent des services personnalisés et n’auraient aucun scrupule à changer de fournisseurs si ceux-ci venaient à leur refuser, comme le montre la dernière étude Consumer-Driven Innovation Survey, évoquée sur ce blog.

Dans mon prochain billet, j’examinerai les points négatifs contre lesquels les assureurs doivent se battre.

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