Les données sont la clé d’une stratégie efficace contre la cybercriminalité. Mais l’abondance même des données représente un défi pour les assureurs qui cherchent à les exploiter.

Les données fournissent aux assureurs une opportunité majeure de lutte contre la criminalité financière. De nouvelles sources de données deviennent disponibles – tant au sein qu’en dehors de l’entreprise – qui offrent un potentiel sans précédent pour comprendre et anticiper les menaces qui abondent, de la simple surévaluation d’un sinistre, à la fraude organisée et aux cyber-attaques concertées.

L’interprétation de ces nouvelles données, ainsi que la maîtrise de leur niveau de qualité sont deux défis importants.

Dans de nombreux cas, le problème est complexifié par une gouvernance floue au sein de l’entreprise, entre la fonction informatique, les métiers utilisateurs de outils, et les départements de lutte contre la fraude et la criminalité financière. Le problème s’accentue lorsque la stratégie de traitement des données n’est pas en ligne avec la stratégie globale de l’organisation.

En fin de compte, les assureurs ont besoin d’une vue intégrée des données pertinentes. Pour ce faire, ils doivent adopter une gestion harmonisée des données qui sont souvent stockées et traitées indépendamment, par division, réseau ou zone géographique. La structure en silo des systèmes d’information, avec des applicatifs mal intégrés et l’absence de référentiel unique clients est un frein majeur à cette vision intégrée des données.

Selon les recherches d’Accenture, seule un peu plus de la moitié des sociétés de services financiers possède un SI suceptible d’offrir une vision d’ensemble par client. Les données de gestion de la fraude sont toutefois généralement fragmentées entre les différentes strates du réseau et les contrôles des produits.

En sus des technologies du big data, fournissant un accès centralisé aux données, les assureurs peuvent avoir recours à l’Analytics en obtenant des indications précieuses pour prendre des décisions rapides et adaptées. Cette agilité est essentielle, compte tenue de l’évolution rapide de la criminalité financière et des contraintes règlementaires croissantes.

Le prochain post sera dédié aux trois principaux éléments nécessaires pour utiliser efficacement les données et leur analyse dans la lutte contre la criminalité financière.

Le premier post est disponible ici. Et pour lire le rapport Accenture Utiliser les données pour lutter contre la criminalité financière, cliquez ici.

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