Les courtiers en assurances, intermédiaires jusqu’à présent incontournables, sont-ils menacés par les nouveaux modèles de distribution de l’ère digitale ? Ma réponse en quatre posts.

Dans le nouvel écosystème des assurances, les courtiers vont devoir se réinventer et entrer de plain-pied dans le futur s’ils veulent rester un acteur majeur de la distribution d’assurance. Ceux qui s’engageront le plus rapidement dans la transformation digitale en maximiseront les bénéfices. Faut-il encore qu’ils appréhendent la nature et l’étendue du changement en cours.

Car la situation est sérieuse : le secteur des assurances n’échappe pas à la stagnation. Depuis 2012, les tarifs moyens des assurances multirisques au niveau mondial s’inscrivent en baisse de 5%. Après avoir enregistré un repli des prix sous-jacents des assurances commerciales multirisques pendant dix trimestres consécutifs, la croissance des activités de courtage stagne.

Certains nouveaux acteurs – les Fintech – utilisent le marché des PME comme tremplin pour promouvoir des offres personnalisées. D’autres parviennent à séduire de grands comptes grâce à des services innovants à valeur ajoutée.

Au final, la forte baisse du chiffre d’affaires des courtiers risque de s’intensifier.

  • Accenture estime que d’ici à 2020, les nouveaux modèles digitaux et les plateformes digitales pourraient représenter entre 15 et 20% du marché des assurances multirisques destinées aux PME.
  • Parallèlement, les recettes des activités de courtage destinées à ces mêmes PME, en raison d’une baisse des tarifs liée à l’automatisation et aux optimisations digitales, pourraient chuter de 20%.

Dans mon prochain post, j’évoquerai le positionnement que les courtiers doivent adopter pour rester dans la course.

Etude complète disponible au lien Accenture.com.

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