Les responsables de la gestion du risque du secteur des assurances sont aujourd'hui confrontés à toutes sortes de défis technologiques.

Le secteur des assurances est centré sur les données : il en collecte, en archive et en exploite des volumes colossaux. Avec la pléthore de nouveaux outils digitaux qui ont vu le jour, les responsables de la gestion du risque du secteur des assurances disposent en principe des moyens technologiques qui leur permettent d’exploiter la totalité des données. Toutefois, l’accès aux données hébergées dans les anciens systèmes peut s’avérer complexe, le cadre réglementaire précise les possibilités de leur exploitation, et l’utilisation des nouveaux outils a de quoi dérouter.

Bien entendu, le problème ne date pas d’hier. En 2009 déjà, la toute première étude mondiale sur la gestion des risques nous montrait des sociétés de services financiers aux prises avec une technologie aussi fragmentée qu’inadaptée. Pas étonnant qu’en 2011, la technologie ait été élevée au rang de priorité stratégique. Deux ans plus tard, l’adoption de l’analytique était en plein essor, et l’intégration des systèmes en préoccupait plus d’un. En 2015, l’analytique était toujours sous les feux de la rampe, et les responsables de la gestion du risque n’avaient d’yeux que pour l’amélioration des capacités analytiques.

Aujourd’hui, les responsables de la gestion du risque du secteur des assurances sont confrontés à toutes sortes de défis technologiques. Ceux-ci sont abordés dans le rapport dédié aux assurances, suite à notre étude mondiale 2017 sur la gestion des risques, qui se penche sur les thèmes suivants :

Le Cloud

91 % des responsables de la gestion du risque intervenant dans le secteur des assurances déclarent l’utiliser. L’usage du Cloud est donc a priori assez bien établi. Cependant, l’utiliser ne signifie pas à le maîtriser. Seul un quart environ (26 %) de ceux qui l’utilisent déclarent le maîtriser parfaitement. Plus d’un tiers des responsables interrogés (36 %) affirment ne pas en exploiter tout le potentiel, et un peu moins d’un tiers (29 %) avouent n’en être qu’à leurs débuts et commencent tout juste à le déployer. Par ailleurs, c’est en termes de coûts que le Cloud présente le plus d’avantages. Ainsi, 77 % des responsables de la gestion du risque intervenant dans le secteur des assurances affirment y recourir pour répondre à la pression des coûts. Un facteur particulièrement déterminant, quand on sait que 88 % des responsables interrogés pensent que la pression des coûts entraîne des résultats sous-optimaux pour la fonction cyber-risque.

L’analytique

Toujours sur le devant de la scène, l’analyse des données est au centre des préoccupations des responsables de la gestion du risque des compagnies d’assurance, qui continuent d’améliorer leur maîtrise du sujet. 66 % des responsables interrogés affirment que l’analyse des risques est complètement intégrée dans les opérations quotidiennes de leur fonction, tandis que 63 % d’entre eux déclarent qu’elle est intégrée dans la planification et les prises de décision stratégiques.

L’automatisation

Pour la gestion du risque, les assureurs n’échapperont pas non plus à l’automatisation et aux machines intelligentes qui se profilent à l’horizon. Bien que les équipes qui les exploitent pleinement soient encore peu nombreuses (15 % affirment parfaitement maîtriser la RPA (« Robotic Process Automation », ou automatisation robotisée des processus) et 13 %, l’intelligence artificielle), la question suscite un intérêt croissant. Ainsi, près d’un tiers (32 %) des responsables ayant pris part à notre enquête affirment recourir à la RPA pour les tâches très répétitives à faible valeur ajoutée.

Les responsables de la gestion du risque du secteur des assurances n’en sont pas tous au même point du parcours technologique. Leur progression est fonction de leur environnement existant, du type de nouvelle technologie en question et de leur niveau d’investissement.

Dans le prochain article, nous aborderons les défis que pose la recherche de talents pour les responsables de la gestion du risque des compagnies d’assurance.

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