Pour mesurer le degré de maturité digitale des compagnies d’assurance, Accenture a mené une enquête auprès des assureurs leaders dans les cinq plus grands pays européens. Leur aptitude à la transition digitale est mesurée à partir de quatre facteurs clés pour une entreprise : la stratégie, la production, l’expérience clients et les opérations. Dans cette série de blogs, je vais développer en détail les résultats des quatre dimensions pour les assureurs français.

Pour une plus grande équité, nous nous sommes concentrés sur les données publiques : les rapports annuels, les sites web et les communiqués de presse. Les capacités et les analyses digitales de chaque groupe dans plusieurs domaines sont notées de 1 à 4. Les résultats par dimension et de l’entreprise dans son ensemble sont une moyenne des différentes mesures analysées.

Première dimension étudiée, la stratégie de transformation digitale. L’étude s’est intéressée à trois activités majeures de la planification : voir, planifier et agir.

Voir, c’est reconnaître l’influence du digital dans la transformation fondamentale d’une organisation et d’un marché. La première action à mener est alors de planifier. Ce qui implique d’élaborer une stratégie digitale, d’établir un budget dédié ainsi qu’un leadership. Cette transition doit être portée par la Direction.

Qu’en est-il pour les assureurs hexagonaux ?

 Ils ont obtenu leurs meilleurs résultats dans le secteur de la planification, juste derrière les assureurs britanniques. Etat des lieux.

  • Toutes les compagnies étudiées introduisent le digital dans leur vision stratégique, mais seules 33 % consacrent un budget dédié au lancement d’un plan d’action conséquent.
  • 83 % des directions opérationnelles se montrent actives sur les réseaux sociaux, mais seulement la moitié des patrons s’avèrent de véritables influenceurs.
  • 83 % se sont dotés d’un directeur du digital, et 67 % ne cumulent aucune autre fonction.
  • L’ensemble des assureurs collaborent avec des start-up et des universités sur des sujets digitaux, mais seuls 50 % ont créé des joint-ventures ou lancé des produits issus de ces partenariats.

Les assureurs comme la plupart des autres entreprises ont bien compris l’importance du digital, mais de la théorie à la pratique, il y a un pas qu’il faut franchir. Or les groupes s’éloignent de l’objectif en phase de planification et plus encore lorsqu’il faut agir.

Pour remédier à cet état de fait, il convient de changer les mentalités.

  • Les dirigeants devraient réfléchir à des stratégies pour transformer leurs entreprises grâce au digital et non à des stratégies de transformation digitale.
  • Ils devraient aussi mettre en place des systèmes de veille pour surveiller les meilleures pratiques dans le domaine du digital, chez leurs concurrents comme dans d’autres secteurs, afin de ne pas céder du terrain à la concurrence.
  • Il faut enfin communiquer sur le pouvoir du digital sur le marché et sur ses propres actions pour contribuer à le promouvoir au sein de l’entreprise.

Dans le prochain post, j’évoquerai la deuxième dimension étudiée, la production digitale.

Pour en savoir plus :

Visiter : Convertir un intérêt digital en résultat mesurable

Télécharger l’étude : Le digital dans les services financiers en France : de la stratégie à l’entreprise durable

Visitez : Accenture Digital Performance Index : une transformation digitale en trompe l’œil

Télécharger : Performance Digitale des Entreprises Françaises

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