On a souvent dit que ceux qui travaillent dans l’assurance y sont arrivés par hasard. Cette passivité n’est plus de mise. Les assureurs vont devoir se montrer plus proactifs, voire agressifs, pour attirer les jeunes talents, former leurs salariés aux nouvelles technologies et parvenir à retenir les meilleurs d’entre eux.

Dans mon précédent post, je disais que les assureurs allaient devoir devenir cool. Trois pistes disruptives se présentent à eux pour y parvenir.

Faire vivre une expérience aux salariés

Les consommateurs sont habitués à naviguer sans anicroche à travers de multiples canaux, notamment à travers un accès aisé à l’information, la possibilité d’interagir et la fiabilité des produits et services échangés. Les salariés veulent bénéficier des mêmes facilités au travail.

Ce constat appelle plusieurs leçons.

  • Les assureurs gagneraient à sélectionner les candidats via des applications dédiées et des jeux.
  • Ils doivent aussi donner la possibilité aux employés de travailler via des plateformes sur des taches différentes et à partir de plusieurs endroits.
  • Ils peuvent aussi utiliser les données sur leurs employés à l’instar des pratiques en matière de préférences des consommateurs pour mieux les jauger et les récompenser.

Réinventer la formation

Les jeunes diplômés, américains ou anglais selon un sondage –mais le constat peut s’appliquer à d’autres nationalités -, attendent de leurs employeurs des programmes de formation continue. Aux assureurs d’utiliser les atouts du digital pour répondre à ces aspirations de manière innovante.

Proposer des contenus pédagogiques courts et percutants, répondant à une demande précise, se révèle ainsi tout aussi efficace, si ce n’est plus, que les méthodes traditionnelles d’apprentissage, parfois soporifiques. Des simulations, des jeux inspirés de cas réels correspondent aux attentes des jeunes, dont une partie a grandi avec les jeux vidéo.

Autant de dispositifs, dans lesquels les décisions qui sont prises donnent un résultat en temps réel, plus ludiques et moins théoriques. Et, qui satisfont aussi aux souhaits de mieux comprendre leur environnement des employés plus âgés, le tout plus efficacement.

Diversifier les filières de recrutement

Compte tenu de leur image peu glamour, les assureurs doivent absolument aller à la rencontre des étudiants, y compris ceux ayant suivi des formations courtes Post-Bac. Ils n’ont pas besoin uniquement de recrues ultra-diplômées.

Le groupe Zurich Insurance a mis en place un cursus d’apprentissage près de son siège social Nord-américain. Non seulement les apprentis sont payés, mais leur expérience professionnelle est valorisée. En Suisse, Zurich a embauché 94% des apprentis ayant suivi un programme similaire en 2014. La société compte sur le même succès aux Etats-Unis.

workforce-achieve-digital-potential-e1439401833356Enfin, les assureurs doivent aussi se montrer inventifs pour séduire des profils plus atypiques, en nouant par exemple des partenariats avec des start-up technologiques. Ou, pourquoi pas, en faisant appel à des plateformes de crowdsourcing. Ou à des concours de compétences comme ceux organisés par Kaggle.

Là encore, l’imagination est reine, chaque assureur devant trouver les moyens de faire la différence non seulement face à toute l’industrie financière, y compris les banques, mais aussi face à Google ou Apple.

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