Après la robotique/l’intelligence artificielle, et l’Internet des objets, évoqués dans mes deux précédents post, parlons aujourd’hui de l’arrivée de la Blockchain dans le paysage de l’assurance.

On parle beaucoup de la blockchain dans le secteur bancaire, mais les assureurs ne sont pas en reste. Début 2016, Axa a investi 55 millions de dollars dans la société Blockstream, une start-up canadienne fondée en 2014, qui développe une technologie de blockchains interopérables. C’est un des signes perceptibles de la révolution que cette technologie apporte dans ce secteur.

Sur le court terme

Pour éviter de courir derrière les autres, les sociétés de services financiers doivent commencer à rechercher comment optimiser cette technologie au sein de leur organisation, recruter les talents qui permettront sa mise en œuvre et mettre en place des prototypes à petite échelle. En procédant de la sorte, elles construiront leur courbe d’apprentissage, et seront mieux à même d’identifier la valeur qu’elle peut apporter.

L’une des solutions est de nouer des partenariats avec l’écosystème élargi et de partager ses connaissances et ses expériences. Everledger, qui développe un système de certification et de Smart Contracts, a intégré début 2016 l’accélérateur de l’Allianz Riviera à Nice.

La Lloyds pense que la Blockchain a le potentiel d’améliorer l’enregistrement des risques à travers une meilleure transparence, une plus grande justesse et plus de vitesse. Les débouchés incluent le stockage et le partage de documents, ainsi que la gestion des identités et des informations personnelles.

Sur le moyen terme

Selon la banque espagnole Santander, il existerait plus de 20 cas d’utilisation de la Blockchain dans les services financiers. En plus de la réduction des coûts, les délais de règlement seront réduits de manière drastique.

Sur le long terme

A mesure que la technologie deviendra mature, les applications de la Blockchain s’étendront bien au-delà des paiements et couvriront d’autres sujets. Il pourrait apparaitre de nouveaux systèmes d’assurances en ligne sans intermédiaire.

Les smart contacts permettent grâce à l’informatique d’exécuter automatiquement les conditions et termes d’un contrat. Grâce à eux, si les conditions sont réunies, le déclenchement d’une indemnisation peut être amorcé sans nécessiter un lien entre l’assuré et l’assureur à chaque étape des opérations. Ils peuvent également permettre de supprimer de nombreuses clauses contractuelles.

Une autre application intéressante de la Blockchain, notamment dans l’assurance, réside dans son utilisation comme un registre des actifs. Je prévois un monde où la propriété des actifs sera clairement et de manière transparente inscrite dans la Blockchain, réduisant significativement le risque de fraude.

Dans mon prochain post, et dernier de la série sur ce sujet, je décrirai comment les assureurs doivent revoir leur organisation et leurs ressources humaines pour affronter ces nouveaux défis.

Découvrez l’étude complète en cliquant sur le lien suivant : https://www.accenture.com/fr-fr/insight-three-technologies-changing-financial-game

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