Les assureurs investissent massivement pour ne pas manquer la révolution digitale. Néanmoins, nombre d’entre eux misent tout sur la technologie. Ils ignorent à tort qu’il va leur falloir accompagner leurs employés dont le travail quotidien est bouleversé, tout en attirant de jeunes recrues. Certains métiers appellent du sang neuf comme le big data. Les assureurs ont besoin de main-d’œuvre qui est agile pour embrasser ce changement. Ce PoV présente la main-d’œuvre d’assurance de l’avenir et les assureurs de talent devront rivaliser dans un monde numérique.

Les assureurs ont toujours favorisé le changement. Pour se prémunir des pertes par « fortune de mer », les Phéniciens avaient instauré le «prêt à la Grosse Aventure», largement pratiqué dans l’Inde antique et à Babylone. Les défis qui se posent aux assureurs du XXIème siècle sont au moins aussi complexes à résoudre, tant le nombre d’entrepreneurs est important cherchant à inventer de nouveaux outils pour des usages inconnus jusqu’alors, bouleversant les positions acquises.

A leur tour, les assureurs doivent donc « sortir du cadre », sous peine de se faire ringardiser. Ces mutations, qui concernent aussi bien les clients que les procédures, impliquent une adaptation de la force de travail.

Heureusement pour eux, leurs employés, qui par leurs métiers figurent en bonne place pour voir la société évoluer, sont avides de participer à ces évolutions. Ainsi :

  • 62% des employés de la branche ont déjà identifié les compétences clés, qui leur manquent : de nouveaux savoir-faire digitaux, de la conceptualisation, de l’intelligence émotionnelle et l’habilité à échanger des idées.
  • 64% d’entre eux se sont même documentés pour se former dans ces domaines.

Compte tenu de ces dispositions, les assureurs ne devraient pas avoir de difficultés à porter le changement, à condition de prendre les décisions adéquates, notamment dans le domaine de la formation.

Recruter de nouveaux talents

Ils vont aussi devoir se montrer nettement plus attractifs. En effet, seul 1 diplômé américain sur 50 envisage de travailler dans l’assurance. Dos au mur, les assureurs doivent rajeunir leur image pour capter les diplômés « les plus branchés ».

Les diplômes issus de certaines filières, comme les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques, s’arrachent. Aucune entreprise ne souhaite rater le virage digital, y compris l’industrie.

Outre ces tensions sur le marché du travail, les jeunes veulent avoir une carrière, qui ait du sens. Aux Etats-Unis, les diplômés entrant sur le marché du travail disent vouloir améliorer la vie des gens. En ordre d’importance, ils placent d’ailleurs l’intérêt du poste et les défis qu’il propose juste après le salaire et les avantages annexes.

workforce-achieve-digital-potential-e1439401833356Plus les assureurs innoveront pour améliorer visiblement le quotidien des assurés, plus la branche recevra de CV. La génération Y place néanmoins la barre à un niveau élevé: elle veut que le travail soit le lieu d’une expérience unique, mêlant innovation, flexibilité et résolution de problèmes demandant de la créativité.

Je constate que certains assureurs n’ont pas encore perçu tous les aspects de leur nouvel environnement. Un jour, il sera sans doute aussi cool de travailler chez un assureur que chez Google ou Uber. Mais, dans l’immédiat, face à une disruption complète de la profession, qui ne laisse percevoir que ses prémices, la guerre des talents est déclarée.

Dans mon prochain billet, j’examinerai comment les assureurs peuvent parvenir à devenir cool.

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